The Anglo-Canadians and their Share in Quebec Separatism

Category:  Historical Reprints
Source:  “Les Anglo-Canadiens et leur part dans le séparatisme québécois“, an article from 19 November 1969 posted at Les écrits de Harry Bernard:  Journaliste, romancier et naturaliste québécois (The Writings of Harry Bernard, Quebec Journalist, Novelist and Naturalist).  The founders of the web site are Guy Gaudreau and Micheline Tremblay, former professors retired from Laurentian University in Sudbury.
Originally posted in“Editoriaux et Textes d’Opinion, Journaux” (Editorials, Opinion Pieces, Newspapers)


 

Foreword / Avant-propos

Harry Bernard (circa 1959)

Harry Bernard (circa 1959)

Who was Harry Bernard?
Qui était Harry Bernard ?

HARRY BERNARD
(1898-1979)

Écrivain et journaliste, Harry Bernard, qui passa environ cinquante ans au Courrier de Saint-Hyacinthe, fut trois fois lauréat de prix littéraires de la Province de Québec.  De plus, il est membre de la Société Royale du Canada et docteur ès lettres de l’Université de Montréal (1948).

HARRY BERNARD
(1898-1979)

Writer and journalist Harry Bernard, who spent some fifty years at the Saint-Hyacinthe Courier, received three literary prizes in the province of Quebec.  He also was a member of the Royal Society of Canada and held a Doctor of Letters from the French Université de Montréal  (1948).


 

Nationalism and separatism are not the same thing, said Jean-Jacques Bertrand to the Canadian Club.

Nationalisme et séparatisme ne sont pas la même chose, a affirmé Jean-Jacques Bertrand au Canadian Club.

The Anglo-Canadians and their Share in Quebec Separatism

Les Anglo-Canadiens et leur part dans le séparatisme québécois

Harry Bernard

Exclusive English Translation by Kathleen Moore

Il y a une nette différence entre le notionalisme et le séparatisme, ce dont personne ne doute — sauf ceux de mauvaise foi, qui ont intérêt à les confondre.

There is a clear difference between nationalism and separatism, which no one can doubt, except those of ill will who have an interest in confusing them.

M. Jean-Jacques Bertrand vient de le rappeler à Toronto, dans une conférence devant les membres réunis du Canadien Club et de L’Empire Club.

Mr. Jean-Jacques Bertrand just reminded Toronto of this, in a speech to a gathering of members of the Canadian Club and the Empire Club.

Le nationalisme sain et vraî, bien compris et vécu, a toujours existé chez nous, et l’on peut dire qu’il s’est à l’origine de la survivance canadienne-française.

Genuine healthy nationalism, well understood and experienced, has always existed among us, and it can be said that it is at the root of French-Canadian survival.

Il indique chez les nôtres la volonté de vivre, accroitre leur nombre et leur influence dans les milieux où ils ont le droit d’être, travailler, se développer et prospérer, c’est-à-dire de l’est à l’ouest du pays, dans nos dix provinces.

For us it means the will to live, to increase our numbers and our influence in those milieux where we have the right to be, to work, to develop and to prosper, meaning from east to west of the country, in our ten provinces.

Ce qui signifie qu’ils sont fiers de leur groupe ethnique, dont les qualités naturelles s’ajoutent à celle de premiers occupants blancs du pays, et ils estiment avec raison qu’ils représentent une valeur d’împortance pour la communauté, l’enrichissant en plus par le double appoint du bilinguisme et du biculturalisme — pour employer le langage de l’époque.

Which means that they are proud of their ethnic group, whose natural qualities combine with those of the first white occupants of the country, and they rightly believe that they represent a significant value for the community, enriching it moreover with the dual assets of bilingualism and biculturalism, to use the language of the era.

* * *

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C’est là ce que rappela à Toronto le Premier ministre du Québec, en des ter­mes sans doute différents, mais de même sens et de même portée.

This is what the Quebec Premier reminded Toronto, undoubtedly in different terms, but with the same scope and meaning.

Le nationalisme, a-t-il dit, ne veut pas dire separatisme, et les Canadiens de langue anglaise ont tort de s’alarmer, aurait-t-il pu ajouter, quand ils se rendent compte que leurs concitoyens d’ascendance française s’opposent comme jamais aux tentatives d’assimilation, plus ou moins enveloppées de sucre, qu’ils redoutent comme des pièges.

Nationalism, he said, does not mean separatism, and English-speaking Canadians are wrong to be alarmed, one may add, when they notice that their fellow French-speaking citizens are as opposed as ever to more or less sugar-coated assimilation attempts, which they are wary of as traps.

A mesure qu’ils grandissent en nom­bre, en force numérique et intellectuelle, aurait-il pu dire encore, ils veulent qu’on les ignore et néglïge moins que dans le passé, qu’on tienne compte de leur pré­sence, qu’on voie en eux un actif, non une hypothéque ou une épine au flanc.

To the extent that they are growing in numbers, in numerical and intellectual strength, it could also have been said, they desire less than in the past to be ignored and neglected, that their presence be heeded, that they be viewed as an asset, not as a security interest or a thorn in the side.

Peut-être exigent-ils plus qu’hier, mais ils sont plus nombreux et plus éclairés, moins hésitants et timides, plus sûrs d’eux-mêmes, plus conscients de leur r6le et de leur apport à la nation, et ils entendent cesser d’être, dans l’esprit d’un trop grand nombre de leurs compatriotes, des citoyens de seconde zone et que l’on traite comme tels, en trop d’endroit et depuis trop long­temps.

Perhaps they demand more than yesterday, but they are more numerous and better informed, less timid and hesitant, more sure of themselves, more conscious of their role and of their contribution to the nation, and they intend to stop being, in the spirit of too many of their compatriots, second-class citizens treated as such for too long and in too many places.

Ils demandent leur pleine place au soleil, dans l’ensemble et chaque partie de la nation canadienne, maïs il est faux de croire qu’ils ont besoin, pour s’affirmer, de retrancher le Québec du pays.

They demand their full place in the sun, in the whole and in every part of the Canadian nation, but it is wrong to believe that to affirm themselves they need to take Quebec out of the country.

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C’est ce qu’essayent de faire croire certains illuminés, entraînés par des théo­riciens intéressés (pourquoi ne serais-je pas premier ministre demain ?), qui ne distinguent pas entre le bien particulier et le général, préfèrent d’ailleurs le premier, y voyant bénéfice personnel.

This is what some of the enlightened want to be believed, trained by interested theoreticians (why would I not be premier tomorrow?), who make no distinction between the particular and the general well being, moreover preferring the first, seeing personal benefit in it.

Ces hommes oublient que la nation solide en vaut une demi-douzaine de fai­blardes; que la maison divisée contre elle-même périt; qu’on est toujours plus puis­sant à l’intérieur des ramparts qu’à l’exté­rieur; que c’est une illusion de se croire gros et riche, quand on ne l’est pas; que l’union des forces et des bonnes volontés promet davantage que la division, les rivalités, les querelles, la course aux épui­sements.

These men forget that a solid nation is worth a half-dozen weak ones, that the house divided against itself perishes; that we are always stronger within the ramparts than without; that it is an illusion to think oneself big and wealthy, when one is not; that the union of forces and of good wills promises more than division, rivalries, quarrels, the race toward depletion.

Parfois tentés par un mirage idéolo­gique, nos gens ne feraient pas mal de se rappeler les vérités essentielles, et avec eux leurs demi-frères anglo-canadiens, un peu trop sûrs d’eux-mêmes et des supériorités qu’ils s’attribuent, peu tolérants à l’endroit de la minorité française du pays, l’ignorant souvent ou la méprisant, contri­buant à alimenter la flamme du séparatisme qu’ils dénoncent.

Sometimes tempted by an ideological mirage, our people would do well to remind themselves of essential truths, and along with them their anglo-Canadian half-brothers, a bit too sure of themselves and their assumed superiority, barely tolerant toward the French-Canadian minority of the country, often ignoring or holding them in contempt, contribute to feeding the flame of separatism which they denounce.

Nationalisme ne veut pas dire sépa­ratisme, mais les Anglo-Canadiens de­vraient s’employer mieux à accepter chez nous le premier, à ne pas faire le jeu du second.

Nationalism does not mean separatism, but the Anglo-Canadians must apply themselves to better accept the first, so as not to gamble with the second.

Harry Bernard

Harry Bernard

Pat Walsh Announces that the Federal Justice Minister has Summoned Him

Le Devoir. Montreal, jeudi 5 mars 1953. Page 1.

Pat Walsh Announces that the Federal Justice Minister has Summoned Him

He will shortly meet with Mr. Stuart Garson in a still undisclosed location — The Chinese ship affair was set up by a Canadian

Pat Walsh annonce que le ministre fédéral de la Justice l’a convoqué

Il doit rencontrer prochainement M. Stuart Garson, dans un endroit encore inconnu — L’affaire des navires chinois aurait été montée par un Canadien

Québec, 5 (P.C.) — Pat Walsh, organisateur ouvrier qui a démissionné la semaine dernière d’un certain nombre d’organisations communistes de façade, a déclaré hier qu’il rencontrera le ministre de la justice, M. Stuart Garson, pour lui fournir tous les renseignements qu’il possède au sujet de l’activité communiste au Canada.

Québec, 5 (P.C.) — Pat Walsh, a labor organizer who last week quit a certain number of communist or communistic front organizations, said yesterday that he will meet with the minister of justice, Mr. Stuart Garson, to provide him with all the information he has on the subject of communist activities in Canada.

250 saboteurs

250 saboteurs

Walsh a refusé d’indiquer où la rencontre aura lieu, mais il a con­fié aux journalistes qu’il a été approché par le ministère de la justice dimanche dernier, deux jours après qu’il eut annoncé sa rupture avec les organisations do­minées par les communistes.

Walsh refused to say where the meeting will take place, but he has confided to journalists that he was approached by the justice minister last Sunday, two days after he announced his break with organizations dominated by the communists.

“Pour des raisons de sécurité, je ne puis dire quand et où aura lieu la rencontre avec M. Garson, dit-il. Je ne veux pax recevoir une bombe sur la tète.”

“For safety reasons, I can’t say when and where the meeting with Mr. Garson will be,” he says.  “I don’t want to have a bomb on my head.”

Signalant que 250 saboteurs communistes bien entrainés sont dispersés à travers le Canada, Walsh dit que des écoles commu­nistes servant à former des sabo­teurs et des espions se trouvent à Bracebridge, Ont., et au Camp Lafond, près de l’Ascension, Que.  Une autre pour les communistes d’origine slave est située à Petsamo, Ont.

Noting that 250 well trained communist saboteurs are dispersed across Canada, Walsh said that there are communist schools used to train saboteurs and spies in Bracebridge, Ontario, and at Camp Lafond, near Ascension, Quebec.  Another, for communists of Slavic origin is situated at Petsamo, Ontario.

D’autres écoles communistes se trouvent à Ottawa, Lachute, Sudbury, Ont., Toronto, Winnipeg et Vancouver.

There are other communist schools in Ottawa, Lachute, Sudbury, Ontario, Toronto, Winnipeg and Vancouver.

Walsh dit avoir en sa possession des textes imprimés en Russie et utilises dans des écoles de Winnipeg et de Toronto.  Ces écoles sont dirigées par l’Association des Ukrainiens unis du Canada et ont pour but d’enseigner la doctrine communiste aux jeunes enfants.

Walsh says he is in possession of printed material in Russian used in the schools in Winnipeg and Toronto.  These schools are run by the Association of United Ukrainians of Canada and their object is to teach the communist doctrine to young children.

Il prétend que les communistes mènent présentement une campa­gne de “manoeuvres invisibles” contre lui et qu’il est constamment suivi.  Hier, il a reconnu deux Ukrainiens qui l’ont suivi jusqu’à la porte d’un journal.  Quand il leur a adressé la parole en ukrai­nien, ils sont partis.

He claims that the communists are currently waging a campai­gn of “invisible manoeuvers” against him and that he is continually followed.  Yesterday, he recognized two Ukrainians who followed him to the door of a newspaper.  When he spoke to them in Ukrainian, they left.

Afin de protéger sa famille, dit-il, des voisins surveillent sa mai­son à Boischatel, en banlieue de Québec, quand il s’absente.

To protect his family, he says, neighbours are watching his house in Boischatel, a suburb of Quebec City, during his absence.

Les navires chinois

The Chinese Ships

Walsh a également déclaré au­jourd’hui que le départ de douze navires destinés à la compagnie chinoise Ming Sung fut délibéré­ment retardé par un officier de l’Union des marins canadiens afin qu’ils tombent entre les mains des communistes chinois à leur arrivée à Changhaï.

Walsh also said today that the departure of a dozen Chinese ships headed for the Chinese company, Ming Sung, were deliberately delayed by an officer of the Canadian Seamen’s Union so they would fall into Communist Chinese hands on arrival at Shanghai.

Walsh a identifié l’officier de l’union responsable de ce retard comme étant Ray Collette.  Il a ajouté que Collette, avant d’être envoyé à Québec, était directeur de l’U.M.C. sur la côte ouest, où il dirigeait le sabotage du matériel de guerre envoyé du Canada à la Chine nationaliste.

Walsh identified the union officer responsible for this delay as being Ray Collette.  He added that Collette, before being sent to Quebec City, was director of the U.M.C. on the west coast, where he directed the sabotage of war materiel sent from Canada to nationalist China.

Il a ajouté que Tchiang Kai-shek, le chef nationaliste chinois, s’est plaint d’avoir reçu du matériel en mauvais état.  On avait lancé du sable dans les moteurs, des instruments de précision avaient été dérangés et des hélices d’avions avaient été cassées.

He added that Chiang Kai-shek, the nationalist Chinese leader, complained of receiving materiel in bad condition.  Sand had been thrown into engines, precision instruments de-calibrated and aircraft propellers had been broken.

Collette, dit-il, a choisi person­nellement les équipages des navires au bureau d’embauchage de l’U M.C., à Québec.  Peu avant le départ, les équipages s’en allaient, retardant ainsi le départ.

Collette, he said, had personally chosen the ships’ crews at the hiring office of the U.M.C., in Quebec City.  Shortly before leaving, the crews took off, thus delaying departure.

“Le truc continua jusqu’à ce que Collette fût raisonnablement certain que la cause nationaliste en Chine était si précaire qu’à l’arrivée des navires à Changhaï, ils tomberaient dans les mains des communistes”, a dit Walsh.

“The stunt went so far that Collette was reasonably sure the nationalist Chinese cause was so precarious that on arrival of the ships at Shanghai, they would fall into Communist hands,” said Walsh

Les navires furent construits à Québec en 1947 au coût de $12,000,000 pour la compagnie Ming Sung, une société commerciale chinoise.  Le Canada a payé pour la construction des navires à titre d’aide indirecte à la Chine nationa­liste.

The ships were built at Quebec City in 1947 at a cost of $12,000,000 to the Ming Sung company, a Chinese commercial outfit.  Canada paid for the construction of the ships as a means of indirect aid to nationalist China.

Négation de Fortin

Denial by Fortin

A Québec, M. Gérard Fortin, président de l’Union canadienne des travailleurs du bois, a déclaré hier soir n’avoir “jamais fréquenté aucune école d’espionnage ou de sabotage.”

At Quebec City, Mr. Gérard Fortin, president of the Canadian Woodworkers’ Union, said last night that he had “never attended any spy or sabotage school.”

M. Fortin a déclaré:  Je n’ai ja­mais été à aucune école d’espion­nage ou de sabotage du parti ou­vrier-progressiste, ni à Bracebridge, Ont., ni ailleurs.  C’est un au­tre mensonge de Pat Walsh qui a trahi les bûcherons du Québec.”

Mr. Fortin said:  I have never attended any spy or sabotage school of the Labor-Progressive party, not at Bracebridge, Ontario, nor elsewhere.  This is another lie of pat walsh who has betrayed the Quebec lumbermen.”

“Je suis surpris de voir les journaux publier de telles fausse­tés et j’entends prendre les pro­cédures qui s’imposent pour obtenir justice.”

“I am surprised to see the newspapers published such falsehoods and I intend to take the necessary procedures to obtain justice.”

Autre protestation

Another protestation

On nous a communiqué ce matin par téléphone une déclaration de M. William Wilmott, du comité du Québec pour le bien-être des jeunes, qui nie catégoriquement certaines allégations de Pat Walsh.  On se souvient que celui-ci avait déclaré que la conférence pour le bien-être des jeunes qui doit avoir lieu le 14 mars prochain à Montréal et qui est organisé par ce comité, est d’inspiration communiste.

We received this morning by telephone a statement of Mr. William Wilmott, of the Quebec Children’s Welfare Committee, who categorically denies some of Pat Walsh’s allegations.  We recall that the latter had said that the conference on children’s welfare which is to take place on March 14th in Montreal, and which is organized by this committee, is of Communist inspiration.

Dans sa déclaration M. Wilmott affirme que ni la conférence ni le comité ne sont inspirés ou con­trôlés par quelque parti politique que ce soit.  “Les accusations ma­licieuses de Pat Walsh indiquent clairement qu’il est complètement ignorant de la nature de cette conférence dont les buts ont été an­noncés et clairement définis par un appel publié par le comité du Québec pour le bien-être des jeunes.”

In his statement, Mr. Wilmott afrriemd that neither the conference nor the committee are inspired or controlled by any political party whatsoever.  “The malicious accusations of Pat Walsh clearly indicate that he is completely ignorant of the nature of this conference whose goals were announced and clearly defined in an appeal published by the Quebec Committee for Children’s Welfare.”

“Le but de la conférence pour le bien-être des jeunes, tel qu’expli­qué dans l’appel est de rédiger une chartre des droits des jeunes dans le Québec.”

“The object of the conference on the welfare of children, as explained in the appeal, is to draft a charter of rights for the children of Quebec.”

On projette ensuite de présenter cette charte au gouvernement provincial, ajoute M. Wilmott.

We then intend to present this charter to the provincial government, adds Mr. Wilmott.

Canada Denounces Soviet “Tyranny”

Source:  “Le Canada dénonce la “tyrannie” soviétique“, La Presse.  Montréal, samedi 24 novembre 1962, Première édition, page 1.  Exclusive English translation by ACA.

Foreword

M. Heath MacquarrieThis Macquarrie guy is likely putting on a show; anyone from Canada’s External Affairs is usually red as hell; they wouldn’t be appointed to it otherwise, or to the U.N. as Canadian delegate.  But anyway, here’s what he said; and it’s true enough as the words go.

Ce type Macquarrie est probablement semblant; quiconque des Affaires extérieures du Canada est généralement rouge comme l’enfer; ils ne seraient pas nommés autrement, ni aux États-Unis en tant que délégué canadien. Mais enfin, voici ce qu’il a dit; et c’est assez vrai en ce qui concerne les mots.

Canada Denounces Soviet “Tyranny”

Le Canada dénonce la “tyrannie” soviétique

NATIONS-UNIES.  (PC-AFP) — Le Canada a souligné hier le fait que “96,000,000 de gens vivant sous le régime soviétique n’ont jamais eu l’occasion d’exercrer le droit à l’autodétermi­nation que l’URSS revendique si fort pour d’autres”.

UNITED NATIONS.  (PC-AFP) — Canada underscored yesterday the fact that “96,000,000 people living under the Soviet regime have never had the opportunity to exercise the right of self-determination claimed by the USSR so loudly for others.”

Parlant devant l’Assemhlée générale qui examine en ce moment le rapport du comité aur la décolonisation, le délégué canadien, M. Heath Macquarrie, a vio­lemment dénoncé l’impéria­lisme soviétique et a mis en opposition ce que l’URSS pratique sur ce plan et qu’elle prêche “contre péchés des autres”.

Speaking before the General Assembly, which is currently examining the report of the Committee on decolonization, the Canadian delegate, Mr. Heath Macquarrie, violently denounced Soviet imperialism as distinct from what the USSR itself practices and what it preaches “against the sins of others”.

M. Macquarrie, qui est l’adjoint parlementaire du ministre des Affaires exté­rieures, a rappelé que l’organisation des Nations unies, en poursuivant les buts et principes de sa charte, a contribué à apporter la li­berté et l’indépendance à plusieurs peuples.  “Depuis 1939, 44 pays comptant une population de quelque 840 millions d’habitants ont ob­tenu l’indépendance”, dit-il.  Pendant ce temps “l’URSS a incorporé plus de 260,000 milles carrés de territoire comptant une population de quelque 22,000,000”.

M. Macquarrie, who is the deputy minister of External Affairs, recalled that the United Nations Organization, in pursuing the objects and principles of its Charter, has contributed to bringing liberty and independence to a number of peoples.  “Since 1939, 44 countries comprising a population of some 840 million inhabitants have gained independence”, he said.  During this time, “the USSR has incorporated more than 260,000 square miles of territory comprising a population of some 22,000,000”.

Les conquêtes soviétiques

The Soviet conquests

“En employant des tacti­ques élaborées au cours de la période révolutionnaire, mais auxquelles il ajouta quelques raffinements plus récents, l’empire soviétique, au cours des 23 dernières années, a absorbé les Etats baltes, les Iles Kouriles, le sud de l’Ile de Sakhaline, Tannu Tava (autrefois par­tie de la Mongolie), certai­nes des provinces polonaises, la Bessarabie et le nord de la Bukovine (autrefois partie de la Roumanie), la Prusse orientale et la Ruthénie (au­trefois partie de la Tchécos­lovaquie et d’appartenance

Using tactics developed in the revolutionary period, but with a few added recent refinements, the Soviet empipre, in the course of the past 23 years, has absorbed the Baltic States, the Kourile Islands, the south of the Island of Sakhaline, Tannu Tava (previously a part of Mongolia), some of the Polish provinces, Bessarabia and the north of the Bukovine (formerly a part of Roumanie), eatern Prussia and Ruthénie (formerly a part of Czechoslovakia and belonging to Ukraine by language and culture,” the Canadian delegate continued.

“De plus, cette expansion de la domination soviétique a toujours été accompangée par la suppression systématique dans les régions subjuguées du nationalisme politique et par le dénigrement de leur langue, leur culture et leur religion …

“In addition, this expansion of Soviet domination has always been by the systematic suppression in the subjugated regions of political nationalism and by the disparaging of their language, their culture and their religion …

“Ce ne sont là que quelques-unes des grandes lignes de l’histoire de la tyrannie soviétique et c’est là une bien triste conduite pour un pays qui jouit du rang de grande puissance au sein de cette organisation.

“Those are just a few broad outlines of the history of Soviet tyranny and it is very said conduct for a country which enjoys the rank of a great power within this organization.

Pourquoi menager l’URSS ?

Why target the USSR?

“Elle met à nu les rai­sons pour lesquelles l’URSS et ses partisans consacrent tant de temps, au cours des debats des Nations unies, a critiquer et a condamner 1es actions des autres”, a dit M, Macquarrie.

“It exposes the reasons for which the USSR and its partisans devote so much time, during debates at the United Nations, to criticizing and condemning the actions of others”, said Mr. Macquarrie.

Le délégué canadien explique enfin que s’il a souligné le probleme que pose l’empire soviétique, “je l’ai fait parce que, dans l’opinion de mon gouvernement, les Nations unies ne se sont pas suffisamment arretées à ce problème dans le passé.  Lorsque les Nations unies examineront la situation dans plusieurs autres régions du monde, pourquoi ne tourneraient-elles pas leur attention vers ces zones tombées sous domination soviétique?  Cette assemblée n’a aucune raison de sélectionner ses dénonciations de l’oppression.”

Finally, the Canadian delegate explains that if he has focused on the problem posed by the Soviet empire, “I have done so because, in the opinion of my government, the United Nations has not sufficiently appreciated this problem in the past.”  When the United Nations examines the situation in a number of other regions of the world, why does she not turn her attention to these zones that have fallen under Soviet domination?&nsp; This Assembly has no reason to pick and choose its denunciations of oppression.”

Trois membres de la délégation soviétique se sont absentés de la salle de l’Assemblée générale pendant le discours du délégué canadien et n’ont repris leur place que lorsque le délégué albanais est monté à la tribune.  Toutefois, deux membres secondaires de la délégation étaient restés à leur siège.

Three members of the Soviet delegation left the General Assembly room during the speech of the Canadian delegate and only returned to their places when the Albanian delegate took the speaker’s rostrum.  However, two secondary members of the delegation remained in their seats.

Attitude “absurde”

Absurd “attitude”

Le délégué britannique, sir Patrick Dean, a traversé le parquet de l’Assemblée pour aller féliciter M. Macquarrie.  Mais M.V.S. Srnirnov, de la Russie blanche, qui a pris la parole un peu plus tard, a déclaré que le Canada ne comprenait pas la question et que M. Macquarrie avait adopté la position commune aux “colonialistes lorsqu’ils ont le dos au mur”.

The British delegate, Sir Patrick Dean, crossed the floor of the Assembly to go and congratulate Mr. Macquarrie.  But M.V.S. Srnirnov, of white Russia, who spoke a bit later, declared that Canada did not understand the question and that Mr. Macquarrie had adopted the position common to “colonialists when their back is against the wall”.

Par ailleurs, un agent de presse soviétique a qualifié l’attitude canadienne “d’absurde”.

As well, a Soviet press agent called the Canadian attitude “absurd”.